Les Peuples Autochtones Pygmées des territoires de Beni et LUBERO en province du Nord-Kivu dénoncent les mauvais traitements et pratiques qui violent leurs droits fonciers.

C’est dans une déclaration, que les Peuples Autochtones Pygmées des territoires de Beni et Lubero ont dénoncé les différentes violations de leurs droits fonciers.

En effet, cette déclaration est le résultat d’une intense séance de travail organisée par les ONG de défense de droits de peuples autochtones pygmées, membres du Réseau CREF. Tenue à Beni, en date du 21 au 22 mai 2018 ; cette activité avait pour objectif de s’enquérir de la situation autour de droits de peuples autochtones ainsi qu’identifier les différents cas de violations enregistrées.

En effet les peuples autochtones pygmées affirment être victimes de violations de leurs droits fonciers par certains membres de communautés bantous, de fois en complicité avec l’administration foncière.

Leurs terres sont expropriées. Cette situation les force à quitter leurs terres et aller vivre dans des campements, ainsi perdre leurs terres.

Souvent sous informés, économiquement faibles, avec un accès très limité à la scolarité, les Peuples autochtones pygmées de ces territoires se retrouvent en position de faiblesse dans la lutte pour leurs droits fonciers au point ou des fois les conflits poussent à mort d’hommes.

A titre illustratif, une des situations alarmantes est que certains chefs coutumiers bantous, distribuent la terre à des vassaux à volonté. Ces chefs perçoivent de redevances et déplacent les pygmées de leur terres sans aucun procès.

Il sied de noter que les pygmées ont également soulignés que la non mise en valeur de leurs espaces, renforce aussi leur insécurité foncière. Cette situation est aggravée par le contexte de guerre qui sévit dans cette partie de la province.

Pour essayer de palier à cette situation, certaines ONG membres du Réseau CREF ont accompagnées les pygmées dans l’acquisition de quelques titres pour leurs terres. Malheureusement Ceci ne résout pas complètement la problématique. Ces titres ne sont pas toujours durables et expirent sans possibilité de renouvellement immédiat.

Ainsi les pygmées ont recommandé à différents acteurs des actions en vue de palier à cette situation. Au gouvernement central, ils réitèrent leur vœu ultime de voir le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Ils recommandent également au gouvernement de prendre en compte la tenure foncière des peuples autochtones Pygmées dans la réforme foncière. Il devrait arriver à clarifier le statut juridique de Peuples autochtones pygmées en tant que congolais à part entière enfin de jouir totalement de leurs droits comme tout congolais. Au parlement, de finaliser et adopter le projet de lois portant protection de droits de peuples autochtones pygmées. Aux organisations de la société civile de renforcer le travail qui est entrain d’être fait. Et enfin aux  pygmées de collaborer étroitement avec les autorités locales, les OSC d’accompagnement pour ainsi arriver à l’émergence du développement à la Base.

 

 

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